COURS pour les PE2
Module de 18 heures:
6 cours de 3 heures :
Cours 1: L'apprentissage des chants - les ateliers rythmiques (Accompagnement d'un chant)
Cours 2 : Les ateliers rythmiques conscients
Cours 3 : - Compositions de chants le chant libre - Eléments de technique vocale.
Cours 4 : Les jeux vocaux du geste au son - Le codage du son et étude de ses paramètres.
Cours 5 : Découverte des styles musicaux Introduction à la sonothèque de la classe .
Cours 6 : Synthèse : Récapitulation des objectifs et des niveaux.Le conte sonore, synthèse des ateliers - L'instrument de la tradition à l'nformatique.
Modules de 24 heures :
8 cours de 3 heures :
Cours 1 : Les chants les ateliers rythmiques (accompagnement d'un chant)
Cours 2 : Les jeux vocaux du geste au son
Cours 3 : Les paramètres des sons Le corps et l'instrument.
Cours 4 : Compositions de chants le chant libre. L'évaluation en éducation musicale (formative, formatrice, les compétences).
Cours 5 : Le pentatonisme, ce qu'il permet. La tonalité (superposition de mélodies d'une même tonalité : avoir une même pulsation et une même tonalité)
Cours 6 : Découverte des styles musicaux Introduction à la sonothèque de la classe .
Cours 7 : Vers le conte musical, synthèse des ateliers.
Cours 8 : Synthèse récapitulation des objectifs et des niveaux
1er COURS : :
Les chants L'évaluation- les ateliers rythmiques (accompagnement d'un chant).
Trois moyens d'apprendre un chant peuvent coexister :
Par imprégnation auditive:
Il faut savoir que plusieurs types d'audition peuvent aussi coexister:
L'audition collective inconsciente : Des musiques passent régulièrement en ambiance sonore (ceci pendant 30 mn maximum d'affilée dans le cadre des ateliers de motricité ou d'art plastique par exemple.)
L'audition consciente collective (3mn maximum). C'est un moment de partage d'une musique pour le plaisir, ne débouchant pas sur un atelier musical.
L'audition consciente collective débouchant sur un atelier musical ou suivant celui-ci.
L'audition individuelle dans le coin magnétophone (au casque à faible volume).
Par la danse et (ou) le mime associé : très répandu en maternelle, c'est le cas ici pour cette chanson. Le travail de la mémoire est très sollicité.
De façon traditionnelle selon la technique responsoriale par le phrase à phrase,
« je chante, vous répétez »
Apprentissage d'un chant par le système du mime : « en cueillant les pommes ».
En mimant le chant on travaille la mémoire et le vocabulaire avant tout.

On pourra avoir recours aux pictogrammes qui sont en quelque sorte un mime écrit :
EVALUATION :
Il est important de ne pas confondre les objectifs avec les démarches.
Le jeune professeur des écoles a cette tendance. Par exemple on pourra dire que la démarche est l'atelier de chant mimé. Les objectifs sont de donner des compétences aux enfants.
Ici, les compétences atteintes ont été les suivantes :
Compétences transversales:
Motricité (mime et élocution)
Langage (vocabulaire)
Sensorialité
Intellect (mémoire, concept)
Compétences musicales:
S'intégrer à une activité collective
Être attentif au monde sonore
Explorer ses aptitudes motrices
Jouer avec sa voix
Il faut toujours s'assurer que les objectifs atteints ou le restant soient communs au maître et aux élèves. Il faut laisser un temps pour l'évaluation, ne jamais terminer une séance sans faire un bilan.
Par exemple lors d'une séance de 30mn il est souhaitable de prendre les 5 dernières minutes pour le bilan.
Les évaluations peuvent être de plusieurs types :
Formatives: c'est la maître qui guide, évalue l'élève au sein d'une séquence (une séquence rappelons le, est une suite de séances). L'acquisition étant en train de se faire , ce n'est pas une évaluation terminale.
Formatrices: ce sont les enfants eux-mêmes qui apportent leurs avis et conseils entre eux. (si le maître est absent du débat, ce travail d'autonomie se rattache à la pédagogie vicariante, chère à l'école moderne, au mouvement Freinet.)
Normatives/sommatives: les enfants en étant arrivés à un certain stade, il faut pratiquer un bilan général sur la séquence. C'est là que peut intervenir l'évaluation normative qui intervient quand tous les enfants arrivent à la maîtrise. Eviter les notes ! Elles font intervenir concurrence et perversions dommageable (« je suis meilleur que les autres et je travaille surtout pour la note » .)
LES ATELIERS RYTHMIQUES ORAUX:
On demandera aux enfants pendant le chant, de frapper dans leurs mains, sans plus de précisions.
On aura observé les enfants. Il se peut qu'ils n'aient pas frappé dans leurs mains de la même manière.
Certains auront frappé le débit des paroles. On dit qu'ils ont frappé le rythme.
D'autres auront frappé de façon uniforme . On dit qu'ils ont frappé les pulsations.
Certaines personnes disent aussi frapper les temps. A cet égard il convient ici de préciser la différence entre les deux termes de pulsations et de rythmes.

Le temps comme nous le voyons sur la figure, est infini. Il est jalonné de repères virtuels 1, 2, 3, 4 qui n'ont pas de durée propre. Ce sont seulement les points d'origines des intervalles t1, t2, t3, t4...
sont les pulsations et t1, t2, t3 et t4 sont les temps.
Sur la seconde droite on voit que les pulsations sont moins espacées et qu'il en a donc plus dans la première droite du haut. On dira que les pulsations sont plus rapide et que le tempo est plus rapide aussi. Il est simple de définir la vitesse par le tempo.
Dans un ensemble le musiciens doivent respecter un tempo commun.
On mettra à profit cette diversité en partageant la classe en deux groupes:
Le premier groupe sera chargé de frapper les pulsations.
Le second groupe sera lui, chargé de frapper les rythmes.
Le tempo devra être commun aux deux groupes.
On intervertira les rôles car certains enfants ont du mal avec le rythme mais aussi certains autres enfants peinent eux, avec la pulsation. D'autres enfants n'arrivent ni avec l'un, ni avec l'autre!!!
Un petit nombre est à l'aise avec l'un ou l'autre.
Travailler ainsi donne des références, des racines rythmiques.
On s'aperçoit qu'il n'est pas toujours évident de frapper le rythme, que c'est un vrai travail de motricité. De plus on peut en arriver au travail de l'oreille intérieure qui est l'oreille des bons musiciens qui « entendent dans leurs tête ».
On procédera en trois stades :
Frapper en chantant.
Frapper en chuchotant.
Frapper en pensant (on entend la mélodie dans sa tête).
Travail d'ostinati:
En cycle 2 et 3 , à côté des canons et des chants à 2 et 3 voix, on peut travailler le chant polyphonique sous forme d'ostinati.
Jeu du « chant qui se coince » :
« Préméditer » 3 ou 4 groupes
Chanter à l'unisson le chant .
Au signal d'un meneur le premier groupe se coince et chante son fragment de phrase perpétuellement répété.
Pendant ce temps les autres enfants continue à dérouler le chant normalement.
Au second signal, le second groupe se coince. On se retrouve là avec 2 voix d'ostinati qui accompagnent le chant qui continue normalement.
Au troisième signal, le troisième groupe est concerné.
On arrive ainsi à avoir un chant exécuté par un petit groupe mais accompagné de trois voix en ostinati.
Auditions de musiques à ostinati : On pourra s'inspirer de musiques issues d'Afrique (les pygmées Akka par exemple), du Brésil (Batucadas des carnavals), du groupe Zapmama, des musiques électro-acoustiques (où l'ostinato est une boucle), des oeuvres contemporaines de Steeve Reich...
2ème COURS :
Les ateliers rythmiques conscients.
LES ATELIERS RYTHMIQUES CONSCIENTS:
Jusqu'à présent par les chants, par les auditions, par les rythmes entendus et répétés de manière orale, les enfants avaient fait le plein de références mélodiques et rythmiques.
Rappelons que le travail du rythme se travaille dabord ORALEMENT : (dès la PS)
Comptines et chansons frappées
Rythmes entendus et répétés
Cette fois, nous allons envisager la rythmique de manière plus analytique.
Il s'agira de savoir lire, écrire, pour exécuter les rythmes de manière consciente.
Le travail de lecture-écriture se fera en deux temps : :
Écriture des rythmes avec les doigts (dactylorythmie). C'est un codage corporel qui introduit la mémoire kinesthésique des signes que l'enfant trouvera à l 'écrit. L'avantage de ce procédé c'est qu'on garde le contact direct du regard entre élèves et maître ou entre élèves sans le maître.
Un beau matin on confronte l'enfant avec la lecture puis l'écriture des signes graphiques de la notation du solfège standard.
Procéder par ordre :
Par dactylorythmie, travail signe par signe en série
Puis par dactylorythmie toujours, travail par combinaison
Dans tout les cas on montre les signes puis on sefforce den rejouer les rythmes
Correspondants de mémoire (visuelle et kinesthésique)
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Signes au CP :Rythmes lents cest à dire égaux ou supérieur à la pulsation
Quand le travail de mémoire sest fait mais que lon désire déchiffrer des rythmes plus longs,
On aura recours à lécriture standard
A partir du CE1 : rythmes rapides cest à dire égaux ou plus petits que la pulsation.
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CODAGE PAR LES ENFANTS EUX-MEMES : Jeux rythmiques sur les marelles :
Dire des phrases dans des marelles de carrures fixées (carrure de 4 temps répandue dans la musique traditionnelle). On peut aussi frapper le rythme dans ses mains pour accompagner celui qui se déplace en disant la phrase. On peut jouer dans les marelles en dialoguant. On peut samuser pour une même phrase à changer la carrure pour se forcer à trouver des rythmes différents.
On peut arriver à un autre codage des rythmes, par exemple :
le codage que peuvent trouver les enfants ressemble à :

Ce qui en comparant avec le fragment ci-dessus, leur fait comprendre l'origine de la notation dite solfégique.
En cycle 3, on pourra demander aux enfants d'écrire des pièces pour l'orchestre de l'école.
On pourra obtenir ceci :

On pourra avec profit faire écouter aux enfants des batucadas du Brésil, des oeuvres contemporaines jouées par des ensemble de percussions (les percussions de Strasbourg, l'ensemble inter-contemporain...).
3ème cours
LES COMPTINES
Il faudrait, bien que cet ouvrage soit épuisé, lire l'excellent ouvrage de J. Chantraine « 300 comptines, formulettes et chansonnettes pour jouer, dire et compter aux éditions Nathan.
Dans cet ouvrage les comptines sont répertoriées en trois séries:
Accompagner les jeux moteurs
Pour rire et mieux parler
Pour apprendre à compter.
Les thèmes abordés:
Prénoms
Corps
Les autres
Les personnages
Les fêtes
Les animaux
les lieux
Le temps qui passe
Les objets
L'alimentation.
En effet les comptines concentrent et focalisent les apprentissages, les savoirs premiers.
Les enfants les aiment car :
Elles offrent lattrait dun jeu (un mini jeu).
Elles ont quelque chose du rite magique
Elles procèdent par images sans signification intellectuelle :
Elles utilisent des ressources sonores avec consonance magique
Les enfants sont fascinés par les mots étranges et par les jeux de rimes : peu importe le sens, ils jouent aux grands.
Ils ont aussi beaucoup de plaisir de jouer avec les nombres si présents en particulier dans les comptines numériques.
Entre autres, la comptine favorise:
La connaissance de soi, du schéma corporel (par exemple « un moineau sur ton dos »).
La communication et la socialisation : des règles souvent sont énoncées dans les comptines.
L'éclosion du langage: la comptine est un moyen de démutisation: par le plaisir de les réciter et de les danser. L'enregistrement individuel dans le coin magnétophone, peut rendre la démutisation plus effective encore (voir le chant libre). Les mots sont découverts , le vocabulaire s'épaissit. La comptine parce qu 'elle est mimée souvent , permet d'incruster les schèmes, les images mentales, les émotions, les mots au plus profond de l'être.
Au niveau de la création le rythme porte les mots et favorise une bonne élocution (voir les moyens de rééducation des personnes bègues). Le rythme associé à une franche mélodie invite l'enseignant à pousser les enfants à inventer de nouveaux textes. Le répertoire des comptines doit évoluer, d'ailleurs la culture contemporaine est à l'origine de nouvelles comptines et le maître doit en inventer qui servent ses projets..
Musicalement la comptine donne dans sa simplicité, les références rythmiques, mélodiques et tonales fondamentales.
Pour toutes ces raisons il ne faudra JAMAIS oublier la comptine comme terreau essentiel à la construction de l'enfant.
LA CREATION DE CHANTS
Plusieurs formes de créations peuvent se présenter :
Le chant libre:
Suite aux expériences de la pédagogie Freinet sur ce sujet, on peut affirmer que la pratique du chant libre peut se faire précocement (dès la petite section) en tout cas de façon courante au cours d e la moyenne section.
Le dispositif du chant libre : il faudra prévoir un coin magnétophone (qui est aussi le coin d'écoute individuelle) où les petits enregistreront leurs chants.
Il faudra laisser du temps à l'enfant, l'adulte le laissant seul face au micro pour qu'il ne subisse pas le temps de la grande personne et redevienne lui-même. Un coin situé le plus à l'écart possible du bruit ambiant sera satisfaisant.
Il sera bon, on peut le comprendre, que chaque enfant ait une cassette personnelle (avec son nom dessus ou son pictogramme).
En maternelle
Le chant libre permet à l'enfant de s'exprimer, d'affirmer sa personnalité.
Le chant libre permet à chaque enfant d'apporter sa pierre à l'édifice culturel de la classe et de renforcer ainsi le climat de confiance mutuelle.
Il permet de renseigner l'éducateur sur sa maturation personnelle et langagière de chaque enfant.
Il permet un travail très motivant sur le langage.
En primaire:
On privilégiera l'invention collective d'un chant. Un enfant inventera une phrase chantée (paroles et musique) puis un autre enchaînera sur son idée, etc.
Le magnétophone permettra d'enregistrer le chant phrase par phrase.
La connaissance la plus étendue du répertoire à chanter (toutes comptines et chansons confondues) peut se trouver complétée par la capacité du maître à composer lui-même ses chants pour sa classe. Maître et élèves peuvent s'émuler alors les uns les autres pour la création de chants.
Cela permet davoir un matériel pédagogique riche et souple. Souple, car pouvant adapter les trouvailles des enfants (leur histoire) à un chant quils vont chanter et ainsi qui va leur permettre de sancrer davantage dans un projet en assimilant langage, rythme, mélodie, émotions, images mentales et concepts de façon profonde. Le chant on le sait est un précieux facteur pour fixer et enrichir la mémoire.
Le chant avec variations:
Voici une première méthode :
Après avoir fait entendre un chant une fois, la classe tâche de le reconstituer collectivement. Bien sûr on n'y arrivera que partiellement et on créera des mélodies et des paroles plausibles à l'intérieur des trous de mémoire. Cette expérience peut être amusante, stimulante et l'on retrouve ici, l'idée de variantes chère aux musiques traditionnelles (voir les nombreuses variantes régionales d'une chanson comme « j'ai vu le loup, le renard et la belette »).
En voici une seconde :
On peut être encore plus systématique en recourant à la méthode suivante appelée « chant à transformation »:
On partira d'un chant déjà connu de tous. On procédera en deux ateliers:
Le premier atelier changera les paroles tout en gardant la mélodie originelle : ce sera l'atelier des paroliers.
Le second atelier changera la mélodie tout en gardant les paroles originelles : ce sera l'atelier des compositeurs. On pourra s'aider là encore, du magnétophone de la classe.
Puis on regroupera ces deux ateliers en seul, l'atelier de synthèse.
Lors de ce troisième atelier les enfants s'aperçoivent qu'ils peuvent chanter nouvelles paroles et nouvelles paroles ensemble. Ainsi en étant partis d'un chant connu, on a créé un chant entièrement nouveau qui est presque toujours fort différent du chant originel, ceci au travers des changements de paroles d'une part, des changements de paroles d'autre part.
Bénéfices et objectifs du chant à transformations :
Ce travail collectif renforce:
La coopération: les enfants sont libres de décider :
Ce qu'ils vont travailler (par exemple certains iront en BCD pour se documenter et établir le contexte des paroles: sur fond géographique ou historique ... pourquoi pas? Etc.).
Avec qui ils vont travailler (constitution des groupes)
Les enfants apprennent les uns des autres (pédagogie vicariante).
ils partagent différentes vues, différents choix.
ils reconnaissent la valeur d'autrui sur le plan individuel et apprécient ce qu'il apporte au groupe.
Où ils vont travailler (choix de l'espace par exemple, pour ne pas se gêner mutuellement).
Comment ils vont solliciter le maître.
Quand et comment ils vont évaluer leur propre travail (évaluation formatrice).
L'autonomie de chaque élève : en encourageant le respect mutuel, le maître doit s'efforcer d'aider les élèves à prendre plus de responsabilités vis à vis de son propre apprentissage.
ELEMENTS DE TECHNIQUE VOCALE
- LA VOIX - Éléments de technique vocale. Placement de la voix.
On distingue trois registres dans la voix :
La voix de poitrine : C'est le siège de la voix parlée et des notes les plus graves de la voix chantée
Il est déconseillé de chanter exclusivement en voix de poitrine et ceci pour deux raisons principalement :
L'exemple vocal est trop grave pour les enfants qui n'arrivent pas à transposer l'octave grave entendue à l'octave supérieure (qui est dans leur tessiture). Ceci nous amène à dire que les maîtres auront intérêt à chanter le plus haut possible (voire en voix de tête) pour se mettre à la portée des voix enfantines.
Chanter un certain temps en « poitrinant » est extrêmement fatiguant et peut entraîner une sévère pathologie des cordes vocales.
La voix mixte : siège encore de la voix parlée (intonation aiguë) et déjà de la voix chantée en notes de moyennes hauteurs
La voix de tête : est le siège quasi exclusif de la voix chantée pour les notes aiguës. Ce registre peut se poursuivre encore plus haut dans l'aigu par le franchissement du passage ce qui se signale par une cassure dans la voix à partir de laquelle on se trouve en voix de fausset (pour les hommes), en voix de sifflet.
On peut prendre conscience de la voix de poitrine comme ceci :

Avec les enfants faire le cri de la grosse bête en plaçant la main sur le sternum. On le
sent vibrer.

Pour la voix de tête faire le cri de la souris. En plaçant les mains sur les ailes du
nez on le sent vibrer ainsi que toute la tête.
Pour la base de la technique, on partira de quatre instructions :
Respirer abdominalement : le ventre se gonfle. Se garder de hausser les épaules. Pour mettre en évidence la respiration abdominale, respirer calmement et à fond au sol : le ventre se gonfle à l'inspiration.

Debout pour éviter une respiration trop haute, on peut respirer en rabattant les deux avant-bras sur la poitrine on sent bien en comprimant le haut (poitrine comprimée et épaules bloquées) le ventre se remplir d'air (effet de bouée)
Pousser à l'expiration sur la colonne d'air obtenue. Le ventre est assez dur par le jeu des muscles de la sangle abdominale. On peut mieux gérer le débit de l'air, donner de la solidité aux sons et épargner aux cordes vocales tout effort excessif en reportant celui-ci sur le ventre.
Ouvrir grande la bouche, bailler les voyelles â, êu, î, ô, û ?pour bien faire entrer en jeu les résonateurs de la tête, du thorax?
Chanter plus aigu qu'on ne le ferait ordinairement pour se placer, nous l'avons dit dans l'aigu des enfants. Voici le secret pour monter plus facilement dans l'aigu : au fur et à mesure que l'on monte, ouvrir la bouche de plus en plus grande et s'incliner vers le sol légèrement en regardant le sol à 3 mètres devant soi : on doit sentir la voix résonner dans sa tête. On commencera pour les vocalises d'échauffement par les voyelles très ouvertes : â, ô, ou puis on s'efforcera d'ouvrir aussi , eu, è, u, é et i enfin en collant la langue à plat sur le « plancher » de la bouche.
Lors du chant on doit s'efforcer de porter attention aux sensations physiques apportées pour la phonation : en voix de poitrine sentir la poitrine vibrer, en voix mixte sentir la voix dans sa gorge, dans sa bouche, en voix de tête sentir les vibrations dans la tête. Ceci s'appelle le placement de la voix.
4ème cours :
L'émergence du sonore / Les jeux vocaux / le codage & les paramètres des sons.
1 - L'EMERGENCE DU SONORE :
En maternelle, on veut amener les enfants à s'exprimer corporellement sur une musique.
Or, on s'aperçoit que ceux-ci courent dans la salle en criant, en se bousculant ou bien qu'ils s'assoient dans un coin tout ceci indépendamment de la musique. Le maître décide de rentrer enfin dans la danse : dans le meilleur (ou le pire?) les enfants l'imitent : mais en ce cas, où est passé l'écoute de la musique pour s'exprimer?
Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut savoir
que le l'enfant est plus dans le geste que dans le son comme l'adulte du reste, est plus
dans le visuel que dans l'auditif. Puis nous pouvons penser aussi que l'enfant n'a pas
encore assez de référents sonores et moteurs.
Un livre à lire absolument qui développe la prise de conscience du sonore est:
« Le geste musical » de Claire Renard aux éditions Hachette/Van de Velde..
.
Il faudra donc partir du geste pour faire prendre conscience à l'enfant que chaque geste produit un son différent (le bébé fait spontanément des expérience de gestes par exemple avec son hochet il s'aperçoit du son produit par ses gestes)
En classe, il faudra encourager l'enfant à faire varier ses gestes pour obtenir des sons différents. Les enfants imitent le maître puis un enfant en lieu et place du maître (aide à la fixation : apprendre à montrer aux autres et à partager les trouvailles). Travailler sur un son puis inciter les enfants à trouver une suite. Attirer l'attention sur la qualité du son obtenu.
Il y a là un gros travail de fixation à mener : amener en effet l'enfant à prendre conscience de ce qu'il trouve afin qu'il le montre aux autres.
On pourra procéder par étapes : (à partir de la MS voire de la PS de maternelle), par exemple:
Chercher à fixer un geste à montrer.
« Se manger les dents » refaire en silence ce geste pour vraiment donner envie de le vocaliser par la suite.
Faire le geste avec le son que dont on a envie. On pourra faire une succession de gestes sonores en faisant suivre un enfant puis un autre et ainsi de suite. Ne pas oublier d'enregistrer.
Aussitôt, faire écouter l'enregistrement. Les enfants découvrent la dimension sonore seule.
Jusqu'à présent chacun des enfants mimait et bruitait tout à la fois. Nous allons à présent séparer ces deux fonctions : un groupe mimera sans manifestation sonore et sera « lu » par le groupe d'en face qui ne fera, sans bouger que les sons. « Je mime tu me bruites ». Cela peut fonctionner aussi dans le sens du « je bruite, tu me mime ». Enregistrer.
Faire mimer cet enregistrement. Les enfants se souviennent des gestes et les différencient à l'oreille.
Faire enfin l'usage d'autres enregistrements (bruitages, musiques très diverses). Voir l'extrait sonore « Goélands, mouches & cigales »
On peut faire émerger la conscience du sonores par d'autres contextes :
1. Les chansons à danser : qui associent un déplacement à une musique et à un contexte (travail de l'expression, du vocabulaire?).
2. Devinettes : celui qui fait le son se cache ou bien les enfants ont les yeux fermés. « Qu'est-ce que c'est?» ou « comment ai-je fait le son ? » (sur son corps essayer de localiser le bruit corporel entendu). D'abord un seul son puis une suite de sons. Travailler sur l'ordre (jeu de 3 fiches chacune représentant un son) on commence à travailler la notion de succession de sons dans le temps.
3. Travail instrumental : poursuit le précédant, il faut trouver tous les sons possibles avec un instrument (poursuit le travail d'exploration vocale des enfants). Découverte des 5 gestes : taper, frotter, secouer, pincer et souffler qui sont les 5 gestes instrumentaux de base.
4. Les jeux collectifs :
Jeu de cache-tampon (contrôle de l'intensité mais aussi des autres paramètres.): jouer sur un des paramètres intensités, durées, timbres ou hauteurs. Il faut retrouver un objet caché à l'oreille. Par exemple (avec les intensités) quand l'enfant qui cherche l'objet est encore loin du but le son est doux; quand il se rapproche le son devient plus fort.
Jeux dramatiques:
Mr Bruit & Mr Silence : ce petit jeu dramatique assez efficace consiste à séparer l'espace en
deux : La maison de Mr Silence / La maison de Mr Bruit. Quand on fait du bruit on va chez Mr Bruit, quand on va chez Mr Silence on reste silencieux. On enregistre la séance. A l'audition, les enfants vont se diriger d'eux-mêmes dans la bonne maison.
Jeu de la bête gentille ou méchante : un ours est placé au milieu de la classe. Celui qui joue sur le tambourin ou qui vocalise tout simplement, est caché. Le son est faible : on s'approche de l'ours, il est gentil. Brusquement le son devient très fort, on a peur on s'écarte de l'ours.
6. Bruitage d'histoires racontées par la maîtresse.
2- JEUX VOCAUX : voici des jeux vocaux simples :
Le jeu du tour :
Chaque enfant jette le son qu'il choisit au centre du
cercle et va le tenir tout un tour il est imité par la suite des enfants. Au bout d'un
tour il met la main sur sa bouche pour montrer qu'il arrête, les autres enfants en font
autant. Les sons peuvent être :
Des voyelles chantées (PS et au delà)
Des bruits vocaux (PS et au delà)
Des ostinati (MS, GS et au delà)
On peut décider du nombre de tours avant de faire signe de s'arrêter un à un : cela préfigure le chant en canon. On doit éviter les unissons, « ne pas faire pareil que son voisin, on obtient un cluster (accord libre) qui s'égrène et dans ce cluster on essaye d'occuper une place vide dans les hauteurs : savoir le faire c'est être capable de tenir compte des autres pour chanter exprès quelque chose de complémentaire.
Variante:
jeu des dominos sonores

L'enfant n°1 vocalise deux sons a et b
L'enfant n°2 reprend b et ajoute c
L'enfant n°3 vocalise c et d
L'enfant n°4 vocalise d et e
Ce jeu oblige les enfants à répéter ce
qu'ils entendent d'une part, et à inventer
un autre message sonore d'autre part.
Variante avec un piano ou une bande enregistrée : avec des enfants plus grands (GS) qui sont capables de percevoir les différences de hauteurs.
Jeu des clusters complémentaires :
Si on entend sur le piano ou sur la bande un cluster grave, les enfants chanteront un cluster aigu et vice versa
S'ils entendent un cluster médium il chanterons un cluster aigu et grave et vice versa (à partir du CE) On peut plus tard faire ces jeux les yeux fermés. On peut avoir un public et un petit cercle de joueurs. Puis certains enfants du public peuvent relever certains « musiciens ». Il est aussi
important de voir que de faire.
Jeu du dialogue : peut se faire en duo d'enfants ou en deux grands groupes :
Modes différents :
Le groupe 2 prend la parole
Le groupe 2 attend que le groupe 1 ait fini.
Travail de deux comportements que l'on trouve dans la vie et qui
s'appliquent ici à une séance musicale.
Jeu du dialogue croisé :
Travail d'oreille sélective dans ce
Jeu de dialogue croisé :
1 et 2 dialoguent indépendamment de 3 et 4 qui en font autant.
Faire ce jeu les yeux fermés en accroît l'intérêt sur le plan ludique et musical.
Tous ces jeux devraient être enregistrés et mimés par la classe.
3 - LE CODAGE
Le geste traceur : on va arriver au codage écrit par projection du geste sur une surface d'écriture (banderole, tableau). GRANDE SECTION - CP
Les enfants sont sensés à présent, être éveillés aux sons et libérés dans leurs gestes.
Il s'agit à présent de jeter son geste sur une
surface d'écriture.
On pourra faire le rapprochement des tracés obtenus avec le phénomène de fossiles où l'animal a laissé son empreinte.
On pourrait envoyer à des correspondants (même d'une classe voisine) ce tracé pour qu'ils essayent :
De retrouver le geste
De retrouver le son
En bref il faut essayer de retrouver les énergies.
Ce type de codage est comparable à des traces fossiles, il représente l'énergie et un codage à posteriori.
1 = son long
2 = son bref
3 = baisse et montée de la hauteur de la voix
4 = son fort
5 = son doux
On pourra obtenir ces tracés :

On en arrive à la symbolisation : et à l'analyse des paramètres des sons.
1 = Intensités
2 = Durées
3 = Hauteurs

Les tracés empiriques obtenus vont servir à la mise au poit de symboles qui seront
eux-mêmes mis en fiches cartonnées qui serviront à la lecture des paramètres du son.
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Voici le jeu de fiches pour les intensités :
Pour les durées :

Notons que le codage du timbre (résultant des 3 précédents paramètres) sera
fait de la représentation de l'objet qui provoque le son. Le timbre se confond avec
l'identité de l'objet qui provoque le son.
Voici enfin les fiches pour les hauteurs qui se
travaillent en corrélation avec la découverte des registre de la voix (poitrine,
tête...)
Voici quelques façons d'utiliser les fiches:
Carton par carton :
On fait entendre un seul son. Les enfants montrent le bon carton et peuvent le cas échéant rejouer le son correspondant.
La série de trois cartons : on fait entendre une suite de trois sons, les enfants disposent sur le sol les trois cartons correspondants.
On peut noter que l'on fait travailler les notions suivantes :
d'espace: je pose à gauche, à droite, au milieu...
ordinales : le premier carton , le second puis le troisième...
chronologiques : d'abord, ensuite, etc.
(à partir du CP) composition de « fresques vocales »
On pourra synthétiser tout cela en composant des partitions vocales reprenant tous ces éléments . Voir « la fresque vocale »
On pourra également dresser la partition de tout environnement sonore ou musique.
Dans le premier cas cela s'appelle un sonogramme (GS CP) :

dans le second cas cela s'appelle un musicogramme (cycle 3) :

Réflexion : les jeux vocaux et leurs publics
(se procurer le génial ouvrage « Les jeux vocaux » de Guy Reibel aux Éditions Salabert)
Les jeux vocaux s'adressent aux publics suivants :
Chorales d'amateurs ou de professionnels
Chanteurs soucieux de développer leur technique ou d'ouvrir leurs horizons musicaux.
Enseignants : instituteurs et professeurs de musique.
Étudiants en musique : instrumentistes & futurs enseignants
Amateurs divers, groupes n'ayant pas d'expérience préalable (en pratique vocale, en solfège)
|
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Quatre pupitres (soprano, alto, ténor, basse) fondus sous l'autorité d'un chef |
Imagination individuelle de chaque choriste Éclatement des ressources du groupe, chaque participants peut représenter une voix indépendante. |
L'aspect séquentiel des jeux : les séquences constituent des matériaux vivants qui peuvent être retravaillées et intégrées dans des constructions ultérieures plus complexes.
Deux aspects :
Travail de l'invention (improvisation : essai de la matière vocale) instinctif, spontané fruit d'une invention globale.
Travail de l'écriture : postérieur, plus analytique, étalé dans le temps.
Le travail de composition consiste en un aller-retour entre ces deux attitudes.
Le jeu vocal représente pour l'adulte un retour aux sources et oblige les participants à :
S'évader des pré requis culturels
A aller au fond de leur invention dans une attitude plus authentique.
Les jeux vocaux représente le « savoir écouter » et le « savoir faire » fondamentaux.
Ils servent d'antichambre aux étudiants du GRM (Groupe de Recherche Musicale) qui se destinent à la composition d'études ou d'oeuvres électroacoustiques (voir les compositeurs tels : Pierre Henry, Bernard Parmegiani, François Bayle, Guy Reibel)
Sert d'échauffement pour ouvrir une séance chorale (préparation auditive aussi)
Le jeu vocal chez l'enfant représente :
la poursuite de ses expériences sensori-motrices et vocales. Il permet d'explorer toutes les ressources de la voix.
Il est un outil de choix pour intégrer les enfants qui chantent faux.
Avec l'expression corporelle à laquelle il est étroitement associé, le jeu vocal représente un atelier fondamental.
C'est l'antichambre du chant et du chant choral (car il initie à la polyphonie dans des éléments libres comme le cluster)
Sert d'échauffement pour ouvrir une séance chorale (préparation auditive aussi)
Il offre un contexte pour encourager la créativité.
Il construit le groupe mais permet tout autant à chacun de s'affirmer au sein de ce même groupe.
Les styles musicaux
Bibliographie :
ROLAND DE CANDE « nouveau dictionnaire
de mussique aux éditions du SEUIL.
DICTIONNAIRE DU JAZZ: collection
« bouquins >>- Éditions Editions Laffont
Petite histoire de la musique par Norbert
Dufourcq Editions LAROUSSE.
Dans l'océan des myriades de musiques, le mélomane le plus ouvert à cette diversité se sent tout de même perdu.
Nous pouvons tenter de ramener tout cet ensemble de cultures musicales à quelques types
principaux dont la conception est susceptible d'ailleurs d'être modifiée avec le recul du temps
(ce qui est nouveau aujourd'hui sera "classique" demain... )
MUSIQUES TRADITIONNELLES |
MUSIQUES SAVANTES OCCIDENTALES |
JAZZ | VARIETES et CHANSONS |
| D'EUROPE | ANCIENNE: Moyen-Age (Vème- 1450) Renaissance (1450- 1600-1650) Baroque (1 650-1750) |
New-Orleans (fin 19ème siècle) |
Chanson française |
| D'ASIE | "CLASSIQUE" : Classicisme (1750- 1790) Pré-romantisme (1790-1830) Romantisme (1830- 1890-1945) |
Swing (1930-1950) | Rock'n Roll |
| D'AFRIQUE | XXème SIECLE: Impressionnisme (1880-1935) Atonalisme -1905 Musiques électroacoustiques -1945 |
Be-bop (1950) | Pop Music |
D'OCEANIE |
Free jazz (1961) | ||
| D'AMERIQUE |
Audition des styles :
MUSIQUES ETHNIQUES :
1. AFRIQUE. Xylophones, sonnailles et chants de Guinée
2. ASIE. Inde: leçon de tabla
3. AFRIQUE du Nord: Algérie, exemple d'hétérophonie.
ASIE: bambous oscillants appelés "angklung": une note par musicien: mélodie collective.
MUSIQUE SAVANTE OCCIDENTALE.
5 . MOYEN AGE. École Notre-Dame Xllème siècle : chant polyphonique à 2 voix (discantus ou déchant)
6. RENAISSANCE.- Chanson polyphonique à 4 voix "la prise de Calais" de Guillaume Costelev (1531-1606). Remarquer les contrepoints : Imitations entre les voix et traitement des paroles.
7. BAROQUE Jan Dismas Zelenka (l679-l745) : concerto à 8.
8. CLASSICISME.- Air d'Opéra ("Lucio Silla") de Mozart (l 756-1791)
9. ROMANTISME. Extrait de la symphonie fantastique d'Hector Berlioz (1803-1869) ("songe d'une nuit de sabbat).
10. IMPRESSIONNISME. Extrait du poème symphonique "la mer" de Claude Debussy (1862-1918) ("jeux de vagues").
11. ATONALISME : un lied (1907) d'Anton Webern (1883-1945): remarquer ici l'emploi de la "Klang Farben Melodie" ou mélodie de timbres employée par les instruments.
12. MUSIQUE ELECTROACOUSTIQUE : Extrait des "trois rêves d'oiseaux" de François Bayle (1932) ("l'oiseau moqueur") (1963) : remarquer le montage des sons (d'origines instrumentales ou vocales ou... autres) entre eux.
LE JAZZ:
13 . STYLE NEW ORLEANS: -sweetie Dear" par Sydney Béchet (en 1932).Exemple de ce style né vers la fin du XIXème siècle, qui culmine jusqu'en 1917 et qui se survit à lui même ensuite, défendu par un Sydney Béchet ou même un Claude Luther ... Ce style se caractérise par les improvisations collectives mais on verra apparaître les soli ou "chorus"
14. STYLE SWING : Extrait de "vibe boogie- par Lionel Hampton au vibraphone. Style très dansant (d'où son nom) les soli sont nettement affirmésJazz des années 1930 à 1950 environ (se survit à lui même ne pas oublier les grands orchestres de Count Basie ou Duke Ellington... )
15. STYLE BE-BOP.- Extrait de "hot house" par Charlie Parker (saxo alto) et Dizzy Gillespie (trompette). Style né vers 1948 pour lutter contre la récupération du Jazz par les blancs. Ne pas oublier Miles Davis (trompette), Charlie Mingus (contrebasse), Thelonious Monk (piano) parmi les créateurs de ce style.
16. LE FREE JAZZ. pousuit la "lutte" entamée par le be-bop.Eclatement dujazz traditionnel, influences ethniques (désir de retourner aux sources africaines), influences des musiques contemporaines (avec souvent abandon de la tonalité). ici extrait de "Touareg" par Archie Shepp (sax). Noms à retenir de ce mouvement du jazz : Ornette Coleman, Eric Dolphy (sax), Cecil Taylor (piano), Don Cherry, Charlie Mingus...
VARIETES ???.
17. "La queue du chat" par les frères Jacques. remarquer les bruitages et les situations propres au mime de cette chanson.
18. Rock: "Around the clock" (standard). Rejeton du jazz, le rock'n roll reprend une grille harmonique du blues...
19 "Escualo" (1983), tango d'Astor Piazzola (1921-1992).-ne devrions nous pas classer cette musique après tout dans le style traditionnel argentin?
20. "Pop bretonne"., style traditionnel revisité. Extrait d' "un sonorion du" par le groupe "Breizh": récupération d'une musique traditionelle européenne par la pop (rejeton du jazz et du rock) ou l'inverse?
5ème cours : Introduction à la sonothèque de la classe . Découverte des styles musicaux .
1 -Audition des 20 styles musicaux.
2 - Réflexion : Idées pour une sonothèque. Comment aménager le coin auditions dans sa classe
Les trois volets de nos préoccupations :
Culturel
Formel
Pédagogique
Le volet culturel :
L'environnement familial des enfants peut être riche ou pauvre en stimulations.
Quoiqu'il en soit, notre mission essentielle est de proposer aux enfants le milieu le plus riche possible pour gommer le plus possible l'inégalité .
Le maître devra opter pour l'éclectisme absolu et éviter de mettre de côté les musiques qu'il n'aime pas (ou ne comprend pas) en jouant un rôle de filtre néfaste. Aimant la situation expérimentale, le maître observera comment les enfants réagissent à des musiques auxquelles (pour l'instant) il reste fermé. Ces réactions de petits seront riches d'enseignement pour lui.
Le volet formel :
Une écoute approfondie de chaque extrait est nécessaire pour analyser les éléments contenu dans le morceau.
Le volet pédagogique :
Ces éléments ayant été repérés, le maître essaye de trouver un moyen de paraphraser la musique à écouter lors des ateliers d'activités.
Par exemple le maître découvre un extrait de musique de pygmées : après en avoir saisi le côté répétitif il organise un atelier d'ostinati rythmique.
Sur une musique dont il perçoit plusieurs parties il en visionne dans sa tête des façons de bouger, de se déplacer qui amènent au delà de l'expression corporelle aux futures activités dansées
Les conditions d'écoute :
Bains de musique pendant des ateliers : imprégnation des enfants en passant de la musique en fond sonore.
ATTENTION : nommer l'origine des musique que l'on va mettre « la musique que l'on entend c'est une symphonie de Brahms » ou bien, « c'est du Jazz et du saxophone c'est Charlie Parker qui joue » ou encore,
« c'est de la musique qui vient d'Afrique noire, ce sont des pygmées »
Ne pas hésiter à dire tout cela car à côté de l'imprégnation musicale il y aura une imprégnation de mots, de termes se rapportant aux musiques entendues. Inconsciemment l'enfant fera un rapprochement entre ces mots et ce qu'il entend, un premier verni culturel sera ainsi posé. L'origine de la musique étant dite on laisse la musique se dérouler, les enfants se livrant à leurs ateliers. Certaines musiques se placeront pendant la sieste de l'après midi pour les petits.
Ecoute collective attentive pour le plaisir (1 à 3 minutes minimum) pendant le regroupement.
On peut fermer les yeux, s'allonger. Après on peut en parler ou non (verbalisation ou tout simplement plaisir d'écouter ensemble).
Ecoute individuelle attentive pour le plaisir : dans le coin écoute (pendant que des enfants vont au coin cuisine, au coin lecture?) Dans ce coin écoute il y a un magnétophone réglé sur un faible volume (bricolez un dispositif de limitation du volume sonore) pour ne pas gêner les autres. (C'est dans ce même coin que l'on pourra enregistrer les chants ou textes libres).
Ecoute de musiques liée aux ateliers : 2 possibilités :
Atelier musical puis écoute :Avec les enfants on a mis au point une structure de jeu que l'on peut retrouver dans une musique, par exemple : chant alterné avec deux groupes d'enfants. C'est une structure que l'on peut retrouver dans certains chants bretons responsoriaux où un soliste dialogue avec un groupe de chanteur.
Ecoute puis ateliers : Ecoute active d'une musique. Réponses corporelles des enfants. Ect?
3- Ecoutes complémentaires :
Pour illustrer, voici des exemples d'auditions débouchant sur des ateliers :
Batucada / « Son cubano » des Zapmama / « Drumings » de Steve Reich / « Ionisation » d'Edgar Varèse / Chants des pygmées : Polyrythmies
« Rabelais » de Guy Reibel / Ulrich Urbanner « Nachtmusik » / »Rhapsodie from hungery » de Spike Jones / « Kaleidoscope » / « Géologie sonore » de Bernard Parmegiani : Jeux vocaux et électroacoustique - Art du montage.
« Gardaoua » / Chants responsoriaux : Apprentissages de chants
Flûtes de pan des Iles Salomon / Anghklungs de Java : mélodies collectives.
« Dark eyes » par le Art Tatum trio / le Jazz classique : improvisations.
« Number Zoo » de Luciano Bério : le conte sonore...
6ème cours : synthèse : Que faire, dans quelle classe ?
L'école maternelle:
PS : Eveil du corps et de la personnalité, la classe est un milieu de vie riche où il est donné beaucoup de stimulations aux enfants: beaucoup donné à voir, à entendre, à manipuler. Beaucoup d'imprégnations. Le langage se construit parfois de façon souterraine... on plante les graines, les schèmes.
Pratique des ateliers fondamentaux : expression corporelle et jeux vocaux.
' Comptines et chansons à mimer et à danser
Rythmes de comptines à frapper
Histoire à bruiter avec la maiÎtresse
Auditions variées : la maîtresse se doit de tout faire écouter même ce qu'elle n'aime pas encore
' Premières et rares manifestations de chant libres (en fin d'année).
MS : idem + :
Le chant libre devient plus fréquent
Premières écritures par les fresques peintes au doigt (premiers sonogrammes)
Le travail d'analyse se précise : dissociation entre geste et son.
Analyse qui s'affine autour des paramètres du son :Intensité, durée, hauteur, timbres
' Rythme entendus et répétés.
Chansons à rythmes frappés constitution d'un répertoire abondant.
Premières utilisation des instruments de musique (avec classement) après avoir pratiqué percussions corporelles ou vocales.
Se dégagent clairement les notions de pulsation et de rythme.
GS: idem+:
' Activités polyphoniques : utilisation de sonogrammes polyphoniques, pratique de la polyrythmie (par les ostinati)
Activités instrumentales fréquentes : utilisation notamment des lames sonores pentatoniques (accorder les xylophones et carillons avec le pentatonique suivant DO RE MI SOL LA ou un autre FA SOL LA DO RE ou encore: SOL LA SI DO RE : ne mélanger pas ces pentatoniques entre eux si l'on veut éviter les dissonances... )
L'école primaire:
CP : idem+:
Rythmes conscients (c'est à dire écrits): ronde, blanche pointée, blanche, noire pratique de la
dactylorythmie notions de mesures à 2, 3 et 4 temps
Pratique fréquente de l'improvisation sur les instruments pentatoniques
Auditions en rapport conscient avec les ateliers musicaux.
Lutherie : fabrication d'instruments comme bâton de pluie, cuica, guiro, claves, flûte de pan...
Audition de musique du monde.
CE1 et CE2: idem +
Rythmes conscients : croches et double croches triolets.
Chants avec bourdons
Canons
Premiers chants à deux voix
Compositions de chants collectifs et à transformations
Pratique de la flûte à bec
Lutherie: fabrication de carillons, xylophones
Auditions en liaison avec histoire et géographie.
CMI et CM2 : idem + :
Poursuite sur des rythmes conscient plus complexes avec notamment les rythmes ternaires
Ecritures de partitions poly rythmiques pour les percussions
Chants à 3 voix : notions globales et basiques de contrepoint et d'harmonie.
' Auditions sur les instruments et les différents styles de musique
Lutherie : fabrication d'instruments à cordes (cithare, harpe, psaltérion à archet, petite vièle à archet)
Utilisation de l'ordinateur pour le montage des sons f
HISTORIQUE d'un conte sonore "histoire du loup" en PS de maternelle.
Cette histoire est née de l'audition de "Peer Gynt" d'Edouard Grieg , compositeur norvégien.
Cette musique a impressionné les enfants de la petite section de la Croix en Brie.
L'amalgame avec les histoires à faire peur et notamment les histoires de loup est vite apparu.
L'argument a été fixé lors des séances de langage par l'ensemble de la classe.
L'histoire a été fixée ensuite par la composition d'un chant reprenant la mélodie de l'extrait de " Peer Gynt" d'Edouard Grieg ("Dans la grotte du roi des montagnes"). C'est un étudiant en stage, Arnaud, qui l'a composée.
Il était ensuite apparu nécessaire de "fabriquer" une bande sonore présentant des bruits traduisant les péripéties de l'histoire en essayant de prendre des sons les plus crédibles et naturels possibles.
Lors de la séance, une autre stagiaire a montré aux enfants des fiches illustrant l'histoire trouvée lors des séances de langage.Le rapprochement a été fait entre l'histoire inventée et l'histoire illustrée.
Il a été question ensuite de déchiffrer les fiches illustrées en les bruitant. Une première lecture des fiches s'est faite avec verbalisation de la part de la maîtresse stagiaire pour aider les enfants.Ceux-ci bruitaient vocalement.
La seconde lecture des fiches s'est faite le plus possible sans verbalisation de la part de la maîtresse, et l'on s'aperçoit que certains enfants prennent le relais.
Piste parallèle : codage de sons :
Les enfants les pieds enduits de peinture ont marché sur des banderoles de papier placées au sol en écoutant l'histoire racontée par le maître sur la musique de "Peer Gynt". On a obtenu des traces quand les enfants étaient tranquilles et d'autres quand ils couraient.
On relisait par bruits vocaux ces traces qui devinrent ainsi des sortes de partitions sonores.
Fiches illustrées du conte :







